Formation et Big Data : pourquoi vous n’apprendrez plus comme avant

La technologie est au centre d’une grande partie de la turbulence de notre époque avec internet qui a imprégné tous les aspects de notre société par son ubiquité. Dans le domaine de la formation, les analyses des données permettent d’optimiser les parcours des apprenants, grâce à l’essor du numérique et l’émergence du Big Data.

Le Big Data devient un enjeu majeur du digital, l’apprentissage et la formation n’y échappent pas. Plusieurs start-ups commencent ainsi à innover et intégrer le Big Data dans la formation et l’apprentissage. L’objectif : répondre aux besoins des enseignants et des pédagogues, mettant ainsi les données intelligentes au service de l’éducation.

Quand le Big Data réinvente l’apprentissage et la formation

Le Big Data est devenu un enjeu majeur du digital, et l’apprentissage et la formation n’y échappent pas. © pixabay

 

La place du Big Data dans la transformation digitale

L’explosion quantitative des données numériques a donné un attrait et un intérêt particulier à ces données. Leur exploitation et leur analyse offrent une meilleure visibilité et le pouvoir exorbitant des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) installe un nouvel écosystème qui peut s’allier au Big Data.

C’est pourquoi, la digitalisation, l’utilisation et la collecte des données deviennent aujourd’hui une priorité et un défi à relever. Cela explique que tout entrepreneur se pose la question de la digitalisation, qu’il s’agisse de promouvoir la compétitivité ou de s’adapter à l’heure du Big Data.

Entre en jeu, bien sûr, la question de la transformation digitale et, pour mieux comprendre, la définition proposée par Wikipédia est tout indiquée : « Digital transformation is the changes associated with the application of digital technology in all aspects of human society ». Définition qui peut se traduire par : « La transformation digitale se réfère aux changements liés à la mise en œuvre des technologies digitales dans tous les aspects de la société ».  Ainsi, les entreprises s’adaptent à la société en changeant leurs organisations et en développant doucement les compétences « Soft skills » susceptibles de fournir l’intelligence collective (Bernard Stiegler, 2009).

 

Une transformation de l’apprentissage et de la formation

A l’ère numérique, l’apprentissage et l’enseignement ont connu une mutation et une transformation accélérées. En effet, la formation et l’éducation ont très tôt amorcé ce virage en passant par différentes étapes : du E-learning au Social Learning jusqu’à l’avènement des MOOCs – « Massive Open Online Course » ou « cours en ligne ouvert et massif » en français – et ses déclinaisons avec l’approche théorique du connectivisme de George Siemens.

Il me semble donc intéressant de creuser des pistes de réflexion qui nous permettra de mettre en exergue la digitalisation des formations, notamment avec l’explosion des MOOCs. A mesure que le Big Data intervient pour promouvoir la compétitivité des marques, analyser les traces pour une meilleure connaissance des clients, les chercheurs se sont penchés également sur la manière d’utiliser le Big Data et ses outils technologiques pour l’éducation et la formation.

Ce nouveau champ de recherche vise à répondre aux besoins pédagogiques en collectant l’ensemble des données qui concernent les modules en ligne pendant la formation. Cela permet de structurer les parcours individualisés et de faire des prédictions sur des patterns déjà identifiés.

Ces données intelligentes permettent alors de prédire le risque fort de décrochage et d’améliorer l’engagement des apprenants. Il est ainsi possible, grâce à l’utilisation des données, de savoir quels apprenants ont le plus de chance de réussir leur parcours de formation et donc d’ajuster celui-ci si besoin. Outre la personnalisation de la formation, ces données donnent aussi un feed-back adapté à chaque apprenant en fonction de son profil.

 

Les MOOCs : Une révolution douce

Les MOOCs peuvent s’apparenter à une révolution silencieuse et réinventent la pédagogie et les théories de la didactique passant du béhaviorisme au socio constructivisme. Ils provoquent le débat en nous invitant à repenser la pédagogie et l’éducation d’une façon générale.

Les MOOCs : Une révolution douce

 

Une opportunité inédite de démocratiser le savoir

En effet, les MOOCs ont de grandes perspectives d’avenir, pour autant que l’on ne se méprenne ni sur la façon ni sur les conséquences des transformations qu’ils apportent aux champs de l’éducation. Ce phénomène est doublement prometteur.

Tout d’abord, au-delà de ses nouvelles approches pédagogiques fondées sur le connectivisme et sa modernisation des institutions qui les déploient et qui sont généralement soumis à cette obligation de digitalisation, les MOOCs présentent une opportunité inédite pour démocratiser le savoir.

C’est un nouveau type d’enseignement à distance massivement ouvert qui permet à des centaines de milliers de personnes de suivre un cours en ligne. Mais ne peut-on pas craindre une illusion de cette démocratisation avec les nouveaux modèles économiques des MOOCs qui apparaissent depuis quelques mois ?

 

Optimiser le parcours des apprenants grâce au learning analytics

La deuxième promesse des MOOCs est sa fusion avec les outils du Big Data pour produire un levier afin d’optimiser le parcours des apprenants. La question qui se pose alors est de savoir comment perfectionner le cursus d’un apprenant sur la toile numérique sans la présence d’un enseignant. La réponse provient du learning analytics , ou  analyse de l’apprentissage. L’extraction et la collecte des données et les analyses des traces des apprenants avec les MOOCs connectivistes permettent une nouvelle méthode de proximité avec les élèves.

Grâce aux analyses des traces et des données collectées, on peut identifier les élèves à risque de décrochage et qui pourraient abandonner la formation. Une telle identification permet donc cibler les interventions pédagogiques. Les algorithmes prédictifs peuvent personnaliser les interventions pour assurer une meilleure formation et une acquisition des compétences en leurs communiquant des informations sur leurs comportements pour les motiver.

L’adaptive learning est l’un des enjeux majeurs et le défi de cette pédagogie différenciée qui s’appuie principalement sur des parcours individualisés grâce l’automatisation des dispositifs. Cette nouvelle pédagogie porteuse de bénéfices séduit de plus en plus les entreprises qui ne cessent de porter un intérêt énorme à la digitalisation de leurs formations continues.

Un autre défi à relever pour les entreprises qui se digitalisent pour surmonter l’obsolescence des connaissances de ses collaborateurs à l’ère du Big Data et soigner leurs marques par la digitalisation de la formation qui s’avère moins coûteuse que la formation en présentiel.

 

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Aymen Bendhiaf

Chef de projet junior à Business & Décision

Chef de projet junior, a travaillé chez Business & Décision et Doctorant en sciences de l'information et de la communication

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