Tu veux mes chrysanthèmes ? Alors partage !

Ce matin, en passant place de la Bourse pour me rendre au travail, quelle n’est pas ma surprise en découvrant des centaines de pots de chrysanthèmes répartis devant le palais Brongniart. Des hommes habillés en jaune viennent au devant des passants qui repartent avec un ou deux pots…

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Voici leur histoire : Jérémie Anquez et Ghyslain Casteran sont Paysans Artisagistes (ça change d’artisans paysagistes…). Il se fournissent auprès de l’horticulteur Thomas Viet. La Toussaint passée, l’horticulteur s’est retrouvé avec d’innombrables pots de chrysanthèmes. Que faire de toute cette masse de fleurs (plus de 6000 pots tout de même) ? les jeter ? Non ! En tous cas, pas avec nos jardiniers, qui ont décidé d’apporter les pots sur la place de la Bourse et de les mettre en libre-service. Les passants sont ravis et les pots sont emportés à tours de bras.

Voici une histoire qui mérite d’être racontée, vous ne trouvez pas ? Ces deux jardiniers sont sympathiques, innovants… Faire un partage, c’est le moyen de les remercier d’avoir mis à disposition toutes ces fleurs. Et puis l’histoire est assez insolite pour être remontée sur nos réseaux sociaux préférés : Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram… Peut-être même qu’ils recevront des appels pour faire des jardins après ça… c’est tout ce qu’on leur souhaite après tout !

 

Chrysanthèmes, bouche-à-oreille et partage…

Pour les plus jeunes, partager c’est presque inscrit dans les gènes : j’aime, je partage, je regarde qui a aimé mon histoire et combien de personnes la reprennent et j’aime le fait qu’ils aiment. Ce phénomène est normal, il est favorisé partout sur le web. Pour les moins jeunes, c’est un peu plus difficile à intégrer. En 2013, je donnais des formations internes sur les réseaux sociaux et les gens me demandaient la raison de l’engouement pour le partage sur les réseaux sociaux. Les réflexions fusaient : « c’est pour être plus visible des employeurs », « c’est pour avoir de l’influence… » et la palme revenait aux plus échaudés : « c’est du narcissisme, pur et simple ! » (Bon, quand on arrive au niveau de cette australienne, qui a eu le courage de dire non soit dit en passant, le narcissisme prend effectivement sens)

Aujourd’hui, l’explication que je propose est simple : le partage sur les réseaux sociaux n’est ni plus ni moins que du « bouche-à-oreille » dans sa version digitale, avec l’avantage majeur de pouvoir mesurer sa portée… Et le bouche-à-oreille est clairement la plus ancienne des techniques marketing ! Partant de ce constat, le fait de partager est tout à fait logique !

Ce phénomène de partage sur les réseaux sociaux est intimement lié à l’apparition des plateformes de contenu et l’augmentation des débits internet au début des années 2000. On aime, on en parle. Alors pourquoi s’en offusquer ? Parce que cela implique un changement, une transformation du mode de fonctionnement habituel. Vous me voyez venir ? Oui, il s’agit bien de transformation digitale !

Au final, si on prend du recul sur cette situation, avez-vous remarqué que nos amis jardiniers ont non seulement fait parler d’eux de personne à personne (le bureau est rempli de chrysanthèmes maintenant), mais ils auront aussi un écho sur le web. Et ça, c’est encore un exemple concret qui montre à quel point la transformation digitale est une évidence, quand on y pense 😉

On aime, on partage ! #HEREWECAN #Chrysanthemes

On aime, on partage ! #HEREWECAN #Chrysanthemes

 

 

Pour information, en faisant une recherche rapide sur google, on découvre que l’histoire des chrysanthèmes de la bourse n’est pas nouvelle comme le raconte cet article daté du 10 novembre 2011 !

 

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One Comment

  1. casteran ghyslain 14 novembre 2015 Répondre

    Merci pour le partage
    à bientot pour un nouveau déploiement de fleurs.
    Cordialement
    casteran ghyslain

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